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Politique
Avant la Seconde Guerre mondiale, la gauche progressait, avec Claude Guyot ou Jean Bouhey. Par ailleurs la collusion de la droite avec le régime de Vichy fait que ses représentants ne peuvent être éligibles. C'est donc, selon Pierre Lévêque les conservateurs, avec le chanoine Kir, qui remportent les scrutins en 1945-1946. Aidé par d'autres personnalités comme le baron Thénard, propriétaire du journal Le Bien public, Félix Kir va occuper la scène politique. Il est réélu en 1953, alors qu'il n'est pas gaulliste, et qu'il s'oppose même au général de Gaulle. Il lui nie même son statut de premier résistant, le chanoine Kir s'étant opposé en personne aux Allemands dès le 17 juin 1940. Sous la Quatrième République, la gauche est en déclin. Depuis 1948 la droite classique détient en effet trois sièges de députés sur cinq, les deux sièges de sénateurs, ma présidence du conseil général et les mairies des plus grandes villes du département, y compris Dijon. L'influence du Parti Communiste est souvent faible, même dans le milieu rural.
En mars 1959, la liste du chanoine Kir est entièrement réélue à Dijon ainsi qu'en 1967 de justesse, contre la droite gaulliste représentée par Robert Poujade qui remporte néanmoins celles de mars 1971. Félix Kir meurt en effet en 1968. La gauche dès lors existe réellement, renforcée par les événements de mai 1968, qui sont sans violence à Dijon, en dépit d'une grève historique. En 1973, la gauche atteint ainsi 42,2% des votes alors que les « indépendants » (les conservateurs, en droite file du chanoine Kir) sont balayés. La gauche devient le Parti Socialiste à Dijon et surtout dans son agglomération où, en l'espace de quelques années, jusqu'en 1978, sa progression est rapide. En mai 1981, trois candidats socialistes sont élus en Côte d'or, dont deux issus de l'agglomération dijonnaise (Roland Carraz à Dijon I et Hervé Vouillot à Quétigny). Si François Mitterrand remporte les élections nationales, à Dijon comme en Côte-d'Or en majorité, la droite est toujours très implantée.
Dès 1982, elle contrôle à nouveau le Conseil Général, présidé jusqu'en 1988 par Robert Poujade puis par Henri Berger, puis, dès 1994 par Louis de Broissia, directeur du Bien public. En 1986, le Front National réalise une percée significative avec 13,9% des voix. Néanmoins la droite remporte de nouveau tous les sièges de députés en mars 1993. Le Parti Socialiste réalise une importante avancée en mars 1998, alors que François Rebsamen est élu conseiller général de Dijon-V, avec 51,5 % des suffrages exprimés face au conseiller sortant. Après le renoncement de Robert Poujade, il est élu maire de cette ville de tradition conservatrice le 18 mars 2001, avec 52,14 % des suffrages contre 47,86 % à son adversaire (RPR) Jean-François Bazin.