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Politique
Lors des présidentielles de 1995, Jacques Chirac obtient 23,19 % (21 %) contre 25,45 % (23,30 %) pour Lionel Jospin. Au second tour, il arrive largement en tête en recueillant 55,95 % (52,64 %) contre 44,05 % (47,36 %) au leader socialiste.
En 1995, Alain Juppé se fait élire maire RPR-UDF de Bordeaux en étant élu avec 50,28 % au premier tour face à deux listes socialistes (Savary obtenant 19,91 % et Bordeaux obtenant 15,80 %) qui obtenèrent sur l'ensemble 35,71 %. Cette élection marque la fin de pratiquement un demi-siècle de gouvernance Chaban-Delmas.
En 2000, pour le référendum sur le quinquennat, les Bordelais approuvent le projet avec 72,27 % (73,21 % sur le résultat national). Le Non remporte 27,73 % (26,79 %).
Pour les élections présidentielles de 2002, marquées par la présence du leader de l'extrême-droite Jean-Marie le Pen au second tour, Jacques Chirac enregistre 24,02 %, chiffre supérieur à la moyenne nationale qui est de 19,88 %. JMLP obtient un score inférieur en remportant 10,74 % contre 16,86 au résultat national. Quant à Lionel Jospin, Premier Ministre, candidat du PS, il obtient un score légèrement mieux de 18,08 % contre 16,18 %. Au second tour, Chirac écrase largement son rival du FN en obtenant 88,23 % (82,21 % moyenne nationale) contre 11,77 % (17,79 %) pour Jean-Marie Le Pen.
Sur les trois circonscriptions que compte Bordeaux, deux restent aux mains de l'UMP (élection de Bourragué et réélection de Juppé) et les Verts conservent la troisième en réélisant Noël Mamère avec 54,64 % lors des législatives de 2002.
Lors des régionales de 2004, le président PS sortant, Alain Rousset, est largement réélu avec 54,87 % contre Xavier Darcos, ministre et candidat UMP, qui obtient 33,46 % et le frontiste Jacques Colombier qui remporte 11,67 %. À Bordeaux, Darcos résiste mieux au tsunami rose en obtenant 39,38 % contre 52,49 % à la liste d'union de la gauche et 8,14 % pour Jacques Colombier.
En 2005, lors du référendum sur la Constitution Européenne, les Bordelais se démarquent du vote national en votant à 57,95 % pour le Oui contre 42,05 % pour le non alors que la moyenne national donne 54,67 % pour le non contre 45,33 % pour le oui. On remarque que c'est dans les zones urbaines que le Oui remporte le plus de suffrages.
Parmi les projets dont Hugues Martin a hérité au départ d'Alain Juppé, figurent notamment : le développement et l'amélioration du réseau Tramway dans la CUB, l'amélioration du cadre de vie avec aménagement des quais, l'étude de diverses lignes TGV rapides et plus directes vers différentes grandes villes
Le 19 juin 2005, Hugues Martin inaugure, sur la place de la Victoire, l'Obélisque, un monument dédié à la gloire du vin.
Le 28 août 2006, les conseillers municipaux de la majorité municipale UMP-UDF-DVD démissionnent afin de déclencher des élections municipales anticipées et de permettre le retour d'Alain Juppé à la tête de la ville, après des élections que ce dernier remportera avec 56,24 % des votes dès le premier tour, face au conseiller général socialiste Jacques Respaud qui ne recueillera que 25,25 %.
Bordeaux est une ville ancrée à droite depuis la Libération en 1944. À l'arrivée de Chaban-Delmas en 1947, la gauche n'a jamais gagné une seule élection municipale. Néanmoins, depuis l'arrivée d'Alain Juppé en 1995, la gauche, et plus particulièrement le PS et les Verts n'ont cessé d'enregistrer des résultats en hausse, notamment en accordant le 6 mai 2007, lors des présidentielles, 52,44 % pour Ségolène Royal (46,94 % sur le plan national), contre 47,56 % (53,06 %) pour Nicolas Sarkozy, une première à Bordeaux. Le succès de la gauche s'est poursuivi lors des législatives puisque le 17 juin, après un dépouillement serré, Michèle Delaunay, conseillère générale PS, a ravi la 2ème circonscription girondine (Bordeaux-Centre) au détriment d'Alain Juppé en obtenant 50,93 % contre 49,07 % au récemment nommé ministre de l'Environnement, alors que la 2ème circonscription était considérée comme un bastion imprenable de la droite.
Mais la droite reste très présente. Le 9 mars 2008, Alain Juppé se fait réélire à Bordeaux avec plus de 56,5 % des suffrages exprimés, au premier tour face à la liste d'union de la gauche menée par Alain Rousset, député (PS) de Gironde et président du Conseil Régional d'Aquitaine, qui obtient 34,14 % des suffrages exprimés.